mercredi 21 août 2013

La loterie de l'enseignement

La stabilité, c'est pas fait pour moi... La question du jour: est-ce que je vais enseigner A) l'histoire ou B) la science physique comme matière complémentaire lundi matin?

Les paris sont ouverts...

mercredi 31 juillet 2013

Je survis

Je voulais simplement faire un petit retour sur mon dernier article (où j'étais à l'article de la mort, comme on dit... hihihi, que je suis drôle). Les commentaires m'ont bien touchée et je me sens un peu mal de ne pas être assidue et de ne pas y avoir répondu plus rapidement. Il faut dire que je n'avais pas encore accès à Internet.

J'avais décidé d'essayer de travailler en Côte-Nord avec mon ancien copain et ma soeur, il y a plus d'un an. C'est une région que mon père a bien connue et qu'il nous a si bien racontée... J'ai donc participé à une sorte de «grande séduction» au mois de mars dernier, durant laquelle nous avons visité tous les petits villages de la Minganie (entre Sept-Iles et Natashquan). Et j'ai vraiment été séduite par le coin.

Ma soeur a décroché un emploi assez rapidement et est venue s'installer ici avec sa famille. De mon côté, j'étais incapable d'en trouver un dans mon domaine... Je prévoyais donc emménager avec mon copain à Montréal et conserver mon emploi aux adultes... tout en restant déçue.

Tout ça pour dire que j'ai eu l'air d'être virée sul top, je le concède, mais la décision était quand même réfléchie... J'ai décidé de venir habiter avec ma soeur sur un coup de tête, c'est vrai, parce que je ne voyais pas d'autres solutions potables. Mais j'y songeais depuis longtemps...

Je me suis démerdée pour limiter les dégâts de ma peine d'amour. Je n'ai pas manqué une seule journée de travail même si je le croisais tous les jours. Je ne souhaite à personne de vivre ça, par ailleurs. Je me souvenue à ce moment d'une femme qui m'avait raconté que son mari et collègue l'avait trompée avec une collègue commune. Elle avait dû les croiser au quotidien pendant des mois. Ça me consolait un peu de me dire qu'il y avait pire que ce que je vivais. 

Ensuite, j'ai cédé mon bail, entreposé mes affaires et je me suis arrangée pour conserver ma priorité sur la liste de rappel de ma commission scolaire. En fait, j'ai 3 ans pour revenir si je me mets «non-disponible» à temps chaque année.

Il y a un peu plus qu'un mois, ma mère a été hospitalisée et on a craint pour sa vie. Heureusement, elle va bien. Cet épisode m'a aidée à comprendre le sens de cette phrase, répétée par plusieurs de mes proches: il faut pleurer les bonnes personnes.   

Maintenant, ça fait presque un mois que je vis ici. Je ne regrette pas du tout. Les gens sont tellement chaleureux! Peut-être que je vais finalement réussir à me calmer les nerfs, qui sait.  

Finalement, je me suis trouvé un emploi dans une réserve innue, dans une école que j'avais visitée en mars. J'ai toujours rêvé de travailler avec la communauté autochtone... Imaginez, je vais inaugurer le programme de secondaire 3-4-5 en français! Avant, il fallait que les élèves changent de village pour poursuivre après la deuxième secondaire. C'est un beau défi, je pense.

Donc voilà, je compte bien vous raconter mon expérience et publier quelques photos. J'ai décidé d'exploiter davantage cette passion. Ça, le kayak et l'écriture! Parlant d'écriture... Je n'ai pas écrit depuis longtemps et je pense que ça paraît. Je me sens décousue. 

Je ne remercierai jamais assez mes proches et moins proches pour le support qu'il m'ont apporté dans cette épreuve. Si on additionne tout ça, des câlins aux sourires en passant par la compassion instinctive de mes élèves et vos gentils commentaires, ça fait énormément de bien. (Bon, ça y est, je vais me remettre à brailler si je continue à être sentimentale comme ça.) Après deux mois, je commence à concevoir qu'un jour, je pourrai faire confiance à nouveau. Et peut-être aimer?  

Profitez bien de la fin des vacances! En passant, ici, le ventilateur, c'est un mythe :). C'est déjà l'automne, ma saison préférée. 




samedi 15 juin 2013

La fin d'année fin du monde

Je me retrouve célibataire au mois de juin, durant cette saison qui était la nôtre. J'ai découvert juste à temps un pan de toi très peu reluisant.

Et pourtant, j'aurais dû le deviner plus tôt. J'ai reçu quelques avertissements d'amis que j'ai ignorés. Je défendais avec ferveur mon choix et te présentais comme le père de mes enfants.

Je t'ai pardonné de grands affronts, comme tes manières de séducteur effréné qui se censurait à peine en ma présence, ta façon grossière de regarder les belles femmes. Je croyais, cependant, que ça te suffisait.

Je me souviens de la laideur de ton visage lorsque tu rentrais, ivre et malade, aux petites heures du matin. La même que j'ai connue toute mon enfance et que j'acceptais pourtant. 

Je me souviens de ton silence des derniers mois, de la honte que tu semblais éprouver et que je croyais être liée à ton problème d'alcool, que tu tentais de résoudre en thérapie.

De la douceur de nos étreintes qui calmait mes doutes perpétuels.

De l'étrange impression que quelque chose clochait, sans savoir quoi... 

De ma confiance aveugle en ta fidélité, enfin, avant la semaine dernière. Avant que ma vie bascule, que je te découvre et que tu avoues l'inavouable: ton envie de séduire maladive, destructrice, qui en a blessé tant d'autres avant moi. 

Je croyais à tort être celle qui te connaissait le plus, dans tes abîmes les plus profonds. Je ne voyais que la façade, en fait. 

Maintenant, je me sens terriblement seule dans cette ville, dans mon appartement presque vide, entourée d'une montagne de boîtes que nous avions érigée dans le but de déménager ensemble en juillet. 

Je ne saurai plus jamais distinguer le vrai du faux dans cette relation trouble. Je me plais à croire que tu puisses regretter ta malhonnêteté et l'état dans lequel je risque de patauger longtemps. 
J'ai honte de ma naïveté, de la complicité silencieuse de tes amis, qui se disaient les miens.

L'an prochain, je ne reviendrai pas à l'école où j'aimais pourtant travailler pour ne plus te croiser comme collègue. Puisque la pensée de déménager sans toi dans notre appartement m'est insupportable et que je ne me vois nulle part, je tente ma chance en Côte-Nord, où j'ai de la famille et quelques amis. Montréal est trop petite pour nous deux, et chaque recoin me rappellerait des souvenirs maintenant douloureux. 

Je ne te mépriserai même pas. Ce serait une perte de temps et d'énergie. Un jour, peut-être, nos beaux moments me paraîtront doux et l'idée que tu sois guéri de tes tares me fera plaisir.

En attendant... Va ..... et laisse moi survivre en paix.

mercredi 12 décembre 2012

Tsé quand t'es brûlée...

Je fais du 8 à 8, je pense à mes élèves jour et nuit...

C'est la quatrième fois qu'on me change de groupe cette année... À cause d'une épidémie de dépression professionnelle à l'école.

J'ai hâte aux vacances! Je suis à la veille d'implorer le petit Jésus de me donner assez d'énergie pour continuer jusqu'en 2013...

Sinon, ben, je vais bien. Plus ça change, plus c'est pareil, finalement.

Vive l'enseignement.

Je m'engage à tuer la première personne qui me traitera de fonctionnaire paresseuse.

mercredi 19 septembre 2012

La fin d'une époque

J'ai commencé ce bacc il y six ans, le coeur débordant d'espoirs et appréhendant une formation qui me permettrait de me surpasser intellectuellement.

Après avoir tant pesté contre le programme de formation, que pourrais-je rajouter de pertinent?

Je suis fière de n'avoir pas abandonné dans mes instants de découragement. Je suis contente d'avoir survécu à mes stages. J'ai appris à faire l'épicerie avec un budget de dix dollars, j'ai vécu un mariage, une séparation crève-coeur, me suis éloignée de certains bons amis et m'en suis fait d'autres au passage. J'ai affronté mes démons familiaux. Je crois bien qu'en six ans, finalement, j'ai appris à devenir un peu adulte...

Bon, astheure, je travaille de jour, j'ai un horaire normal et un salaire décent. Quand j'arrive chez moi, la semaine, je n'ai plus nécessairement envie de sortir. Bref, je deviens matante.

Pour contrer tout cela, je songe à m'inscrire à une maîtrise de soir et je me cherche un travail de soir... Suggestions?


dimanche 27 mai 2012

Les casseroles

Nous nous sommes pavanés entre amis ce vendredi, casseroles à la main, sur St-Denis. L'orage a éclaté et nous avons été surpris par la pluie torrentielle. Quel moment magique...

Sur le moment, dans l'ambiance frivole qui régnait, j'ai vraiment eu l'impression de faire partie d'un bouleversement trop grand pour que je puisse bien le saisir. Si seulement j'étais moins cynique...

mardi 17 avril 2012

Je n'aurai peut-être pas mon brevet cette année non plus...

À cause de la maudite grève. (Meuhhh non, je déconne, j'appuie aussi une partie de la cause et je manifeste sporadiquement)

J'ai cependant beaucoup d'appréhension quant à l'issue de ce combat. Qui va céder en premier? Il semble que la population soit beaucoup plus méprisante (et le JDM encore plus démagogique) que durant la grève étudiante de 2005.

Parlant du JDM, ça me fait penser à une presque chicane que j'ai eue avec une de mes collègues, qui traîtait les étudiants d'enfants pourris gâtés qui ne connaissent rien à la politique. J'avais envie de lui répondre qu'elle m'insultait directement, moi qui suis encore aux études et qui n'a pas reçu beaucoup d'aide de mes parents. J'ai dû me débrouiller et partir en logement à l'âge de 17 ans (long story) pour devenir rapidement autonome financièrement (en théorie, en principe ça reste à travailler).

Évidemment, ce n'était pas pertinent de tout ramener à ma petite personne. J'ai plutôt répondu un truc du genre: j'en ai assez que les gens se forgent des opinions politiques en lisant le Journal de Montréal. Elle m'a fait des gros yeux et ne m'a pas parlé de la journée, mais le lendemain tout semblait correct. Nous avons continué à parler de rénovations...