Il y a une suite à cette pathétique histoire d'harcèlement. Je ne vais pas m'étendre sur ce que l'élève a fait et à qui, etc. Car dans mon cas, c'est réglé. Par contre, il en a remis plusieurs couches en harcelant des élèves, allant même jusqu'à les suivre après l'école, etc etc.
La réaction de la direction? «On ne peut pas le suspendre parce que ça pourrait revenir contre nous s'il se plaint à la commission scolaire. Comme ça se passe en dehors de l'école, même si ça touche des élèves et du personnel, ça ne nous concerne pas directement».
Selon la directrice adjointe, les filles touchées devraient plutôt appeler la police. Est-ce que les filles vont se faire chier à appeler la police parce qu'un tata est trop insistant et qu'il fait du renforcement négatif... via internet, par dessus le marché? Pas sûre... Est-ce que ça lui donnerait quand même une bonne leçon de se faire suspendre de l'école? Me semble, oui.
Pendant ce temps, Monsieur doit rire dans sa barbe de toutes ces femelles directrices qui se laissent manipuler par lui et qui n'appliquent pas les sanctions qu'elles avaient promises s'il recommençait (ce qu'il a fait plusieurs fois). Mettez vos culottes, bonyenne!
En attendant, je peux vous dire que j'essaie d'être neutre avec lui en classe, mais sachant ce qui se passe parce que les autres profs suivent de près les élèves harcelées, c'est difficile. D'autant plus qu'il me boude parce que j'ai refusé ses avances ou je ne sais pas trop.
En attendant, il ose à peine m'adresser la parole. Tu parles d'un beau climat de classe!
mardi 1 juin 2010
mardi 11 mai 2010
Avril, ne te découvre pas d'un fil
Je sais, on est au mois de mai. Mais avec la température qu'on a, on devrait modifier le dicton!
Plus sérieusement, j'avais envie de raconter mon expérience d'harcèlement Facebook!
Au même Centre d'éducation des adultes où j'ai fait mon stage, on m'a offert un remplacement temps plein pour le restant de l'année (ce que j'ai accepté avec joie, bien sûr!). Cela fera bientôt un mois, et tout baigne... enfin, presque.
Je n'avais pas fait trois jours en classe que je reçois une invitation (ajout d'ami) Facebook d'un de mes nouveaux élèves. Pour faire une histoire courte, j'ai dû recevoir six ou sept courriels très insistants, avec des coeurs, des bisous et des propositions étranges (il m'offrait de me reconduire après l'école mais attendait que je sois seul, etc. etc.). Quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que le même type avait envoyé plusieurs courriels à mes amis et à ma famille dans le but d'avoir de l'information sur moi! Lorsque j'ai confronté l'élève, de retour en classe, il évitait la question et ne voulait pas se justifier. Finalement, j'ai dû le bloquer, car même si je lui avais demandé de cesser de m'écrire, il continuait, utilisant même un ton arrogant dans son courriel. La suite de l'histoire? Après avoir parlé à d'autres enseignants, j'ai découvert que ce gars-là harcelait beaucoup d'élèves par Facebook. La direction l'a convoqué à une réunion (qu'il a évité, ne connaissant pas le sujet de la rencontre) aujourd'hui. Bref, la suite des évènements est à venir...
Bon, ça ne servirait à rien de donner trop de détails sur le type, mais vous voyez le genre... Il vient d'arriver au Québec, a été élevé dans une société patriarcale. La direction (uniquement composée de femmes, ironiquement) croit qu'il aurait de la difficulté à composer avec l'autorité féminine.
Peu importe. C'est facile de tomber dans la généralisation, ce que je ne veux pas faire. Mais cet épisode, qui a duré plusieurs semaines, m'a beaucoup fait réfléchir. Je ne suis pas le genre d'enseignante à jouer le jeu de la séduction. C'est à peine si je me maquille pour travailler. Je prends toujours le soin de me vêtir très très (trop, même!) sagement. Et pourtant...
Tout ceci a été très prenant sur le plan psychologique. Harcelés, (remarquez que ça n'arrive pas qu'aux femmes, d'où l'accord) on se sent manipulés et un peu impuissants. Heureusement, les enseignants impliqués dans l'histoire m'ont soutenue et ça m'a permis de rapidement tisser des liens avec mes collègues de travail. «Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes», comme dirait Chose Bine.
Plus sérieusement, j'avais envie de raconter mon expérience d'harcèlement Facebook!
Au même Centre d'éducation des adultes où j'ai fait mon stage, on m'a offert un remplacement temps plein pour le restant de l'année (ce que j'ai accepté avec joie, bien sûr!). Cela fera bientôt un mois, et tout baigne... enfin, presque.
Je n'avais pas fait trois jours en classe que je reçois une invitation (ajout d'ami) Facebook d'un de mes nouveaux élèves. Pour faire une histoire courte, j'ai dû recevoir six ou sept courriels très insistants, avec des coeurs, des bisous et des propositions étranges (il m'offrait de me reconduire après l'école mais attendait que je sois seul, etc. etc.). Quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que le même type avait envoyé plusieurs courriels à mes amis et à ma famille dans le but d'avoir de l'information sur moi! Lorsque j'ai confronté l'élève, de retour en classe, il évitait la question et ne voulait pas se justifier. Finalement, j'ai dû le bloquer, car même si je lui avais demandé de cesser de m'écrire, il continuait, utilisant même un ton arrogant dans son courriel. La suite de l'histoire? Après avoir parlé à d'autres enseignants, j'ai découvert que ce gars-là harcelait beaucoup d'élèves par Facebook. La direction l'a convoqué à une réunion (qu'il a évité, ne connaissant pas le sujet de la rencontre) aujourd'hui. Bref, la suite des évènements est à venir...
Bon, ça ne servirait à rien de donner trop de détails sur le type, mais vous voyez le genre... Il vient d'arriver au Québec, a été élevé dans une société patriarcale. La direction (uniquement composée de femmes, ironiquement) croit qu'il aurait de la difficulté à composer avec l'autorité féminine.
Peu importe. C'est facile de tomber dans la généralisation, ce que je ne veux pas faire. Mais cet épisode, qui a duré plusieurs semaines, m'a beaucoup fait réfléchir. Je ne suis pas le genre d'enseignante à jouer le jeu de la séduction. C'est à peine si je me maquille pour travailler. Je prends toujours le soin de me vêtir très très (trop, même!) sagement. Et pourtant...
Tout ceci a été très prenant sur le plan psychologique. Harcelés, (remarquez que ça n'arrive pas qu'aux femmes, d'où l'accord) on se sent manipulés et un peu impuissants. Heureusement, les enseignants impliqués dans l'histoire m'ont soutenue et ça m'a permis de rapidement tisser des liens avec mes collègues de travail. «Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes», comme dirait Chose Bine.
samedi 17 avril 2010
Le deuil
Hier aura été ma dernière journée de stage à l'éducation des adultes. Lundi, je commence un nouveau contrat dans la même école (youpiiii). Mon premier, officiellement. Disons que j'étais pas mal à sec côté argent, ça va faire du bien.
J'avais beaucoup de préjugés face au secteur des adultes: je croyais que le sentiment d'attachement ne serait pas présent. Eh bien, je me suis trompée! C'est avec émotion que j'ai quitté mes deux groupes jeudi. La majorité des élèves étaient plus vieux que moi. Mais la maturité n'était pas toujours au rendez-vous! J'ai été confrontée à de graves problèmes d'apprentissage, une confiance en soi ruinée, des problèmes personnels assez heavy. Par exemple, un élève dont la mère l'obligeait à finir son secondaire pour qu'elle puisse continuer à recevoir la pension du gouvernement. En plus, elle l'obligeait à travailler à temps plein pour lui prendre son argent, qui servait à régler ses propres dettes. Beaucoup de victimes d'inceste, de mères monoparentales, de nerdz qui ont quitté le régulier à force de se faire intimider... Ou simplement des adultes comme les autres qui ont eu envie de terminer ce qu'ils avaient commencé il y a plusieurs années.
Je me suis sentir privilégiée dans ma relation avec ces élèves parfois paumés, mais toujours attachants. Je suis finalement prête à dire que oui, enseigner est un beau métier!
Héhéhéhé.
J'avais beaucoup de préjugés face au secteur des adultes: je croyais que le sentiment d'attachement ne serait pas présent. Eh bien, je me suis trompée! C'est avec émotion que j'ai quitté mes deux groupes jeudi. La majorité des élèves étaient plus vieux que moi. Mais la maturité n'était pas toujours au rendez-vous! J'ai été confrontée à de graves problèmes d'apprentissage, une confiance en soi ruinée, des problèmes personnels assez heavy. Par exemple, un élève dont la mère l'obligeait à finir son secondaire pour qu'elle puisse continuer à recevoir la pension du gouvernement. En plus, elle l'obligeait à travailler à temps plein pour lui prendre son argent, qui servait à régler ses propres dettes. Beaucoup de victimes d'inceste, de mères monoparentales, de nerdz qui ont quitté le régulier à force de se faire intimider... Ou simplement des adultes comme les autres qui ont eu envie de terminer ce qu'ils avaient commencé il y a plusieurs années.
Je me suis sentir privilégiée dans ma relation avec ces élèves parfois paumés, mais toujours attachants. Je suis finalement prête à dire que oui, enseigner est un beau métier!
Héhéhéhé.
vendredi 26 février 2010
Trois années de bullshitage, ça se fête
Eh voilà! J'aurai bientôt terminé ma troisième année de bacc en enseignement du français. J'ai failli abandonné plusieurs fois, mais je suis toujours vivante. Certains me diront que mon découragement n'a d'égal que mon absentéisme aux cours. Oui, j'avoue que j'étudie principalement pour obtenir le brevet d'enseignement, que mes cours de cégep étaient plus avancés que la plupart des cours que j'ai suivis.
J'ai eu l'espoir, en commençant l'uinversité, d'apprendre, de me dépasser sur le plan intellectuel. Quelle naïveté!
Les cours de didactique, ou comment créer une pseudo-science quand on s'ennuie
Ces cours ont deux avantages pour contrebalancer leur manque de crédibilité:
-C'est facile d'avoir A
-On peut foxer ces cours autant qu'on veut et se sentir plus instruit que si on avait été présent. Oui, car rien n'est plus abrutissant de toute façon.
Les profs qui font des fautes de français... dans leur plan de cours
Faire des fautes sur du copier-coller, pas fort... D'autant plus que de très bons logiciels de correction existent. À quand les tests éliminant les professeurs et les chargés de cours qui ne savent pas écrire? Ah, j'oubliais, il y a une pénurie d'enseignants... Quand il n'y a plus de viande, on se contente du simili-poulet...
Les profs qui enlèvent des points aux élèves absents
Ok, celle-là est personnelle. J'ai quelques noms en tête. N'empêche qu'il faut avoir du culot pour faire ça. Devant leur médiocrité, certains profs préfèrent contrôler la présence de leurs étudiants. C'est plus facile que de travailler sur soi-même et d'améliorer son cours, j'imagine...
Demain, c'est la Nuit Blanche. Santé!
J'ai eu l'espoir, en commençant l'uinversité, d'apprendre, de me dépasser sur le plan intellectuel. Quelle naïveté!
Les cours de didactique, ou comment créer une pseudo-science quand on s'ennuie
Ces cours ont deux avantages pour contrebalancer leur manque de crédibilité:
-C'est facile d'avoir A
-On peut foxer ces cours autant qu'on veut et se sentir plus instruit que si on avait été présent. Oui, car rien n'est plus abrutissant de toute façon.
Les profs qui font des fautes de français... dans leur plan de cours
Faire des fautes sur du copier-coller, pas fort... D'autant plus que de très bons logiciels de correction existent. À quand les tests éliminant les professeurs et les chargés de cours qui ne savent pas écrire? Ah, j'oubliais, il y a une pénurie d'enseignants... Quand il n'y a plus de viande, on se contente du simili-poulet...
Les profs qui enlèvent des points aux élèves absents
Ok, celle-là est personnelle. J'ai quelques noms en tête. N'empêche qu'il faut avoir du culot pour faire ça. Devant leur médiocrité, certains profs préfèrent contrôler la présence de leurs étudiants. C'est plus facile que de travailler sur soi-même et d'améliorer son cours, j'imagine...
Demain, c'est la Nuit Blanche. Santé!
dimanche 24 janvier 2010
Les patterns familiaux
Je me souviens de mes parents quand ils étaient encore ensemble. À l'époque, mon père travaillait pour une compagnie au centre-ville. Comme il partait de la banlieue, il devait se claquer trois heures de transport par jour. C'est dire qu'on ne le voyait pas beaucoup. Mes parents faisaient tout pour s'éviter et ne faisaient jamais d'activités ensemble. Quand ils prenaient le temps de se parler, c'était pour s'engueuler. Heureusement, ils ont fini par se laisser, pour le meilleur et pour le pire. Et de cette relation plus ou moins rationnelle et saine, j'ai retenu ces faits:
1) Ils entretenaient une passion physique mais n'étaient pas capables de s'entendre.
2) Et il y a pire: ils s'aimaient. Ils ont été déchirés par le divorce.
3) C'est le principal modèle de couple que j'ai eu, que je le veuille ou non.
Je suis simplement en train de m'apercevoir, comme bien des gens le font, que je suis en train de reproduire le modèle de mes parents. Leur relation, c'est celle que je vis présentement avec mon conjoint. On n'est pas tout à fait capables de vivre ensemble, mais on est surtout incapables de vivre séparés. Et, comme ma mère, j'ai une vie sociale très remplie qui m'aide à combler l'absence de mon homme. Mais je suis jeune et j'ai toute la vie devant moi. Est-ce que je vais accepter ce genre de relation, qui est loin du long fleuve tranquille mais qui m'apporte de bons moments? Est-ce que, comme ma mère, je vais m'archarner à continuer même si ça dégénère? Et si ça se replaçait...
J'en suis à ce point! Comme dirait l'autre, la vie porte conseil... (euh)
1) Ils entretenaient une passion physique mais n'étaient pas capables de s'entendre.
2) Et il y a pire: ils s'aimaient. Ils ont été déchirés par le divorce.
3) C'est le principal modèle de couple que j'ai eu, que je le veuille ou non.
Je suis simplement en train de m'apercevoir, comme bien des gens le font, que je suis en train de reproduire le modèle de mes parents. Leur relation, c'est celle que je vis présentement avec mon conjoint. On n'est pas tout à fait capables de vivre ensemble, mais on est surtout incapables de vivre séparés. Et, comme ma mère, j'ai une vie sociale très remplie qui m'aide à combler l'absence de mon homme. Mais je suis jeune et j'ai toute la vie devant moi. Est-ce que je vais accepter ce genre de relation, qui est loin du long fleuve tranquille mais qui m'apporte de bons moments? Est-ce que, comme ma mère, je vais m'archarner à continuer même si ça dégénère? Et si ça se replaçait...
J'en suis à ce point! Comme dirait l'autre, la vie porte conseil... (euh)
dimanche 3 janvier 2010
Tolstoï et Gandhi
Le mythe de Gandhi m'a toujours impressionnée, et ce, depuis que je suis toute petite. Après tout, râre sont les personnes qui suivent leurs principes jusqu'au bout. Gandhi était contre toute forme de violence, y compris la légitime défense. Or, en faisait des recherches sur Tolstoï, un auteur que j'aime bien, je suis tombée sur la correspondance entre ces deux grands messieurs qui prônaient la paix, la spiritualité et la chasteté. Intéressant!
http://www.non-violence-mp.org/la%20nonviolence_fichiers/tolstoi-gandhi.htm
http://www.non-violence-mp.org/la%20nonviolence_fichiers/tolstoi-gandhi.htm
mardi 22 décembre 2009
fuck Noël
Ça y est, le temps des fêtes est enfin revenu. En me rendant acheter de la pâte à dents en pharmacie, je me suis heurtée à une bande de magasineurs dernière minute.
Je détestais Noël déjà quand j'étais petite. J'étais obligée d'aller visiter la famille de mon père. En gros, ces soirées se résumaient à ceci: Des tonnes de cadeaux échangés, des reproches et des engueulades du genre: «Tu te rappelles en 95.... J'en reviens toujours pas!»
Déjà, on trouvait cela pathétique. Sous prétexte de faire partie de la même famille, certaines personnes s'entêtent à se réunir chaque année devant un sapin de Noël. Comme si le fait d'offrir des cadeaux permettait vraiment de rapprocher des gens qui ne sont pas nécessairement faits pour s'entendre, de régler leurs différends.
J'ai décidé de ne plus aller à cette réunion familiale il y a quelques années. Pourquoi? Parce que j'ai une seule vie à vivre et que je ne veux pas la vivre dans l'hypocrisie. Parce que ces oncles et ces tantes ne se sont jamais vraiment intéressés à moi, finalement. Mais le soir du réveillon, ils devaient faire semblant. Pour faire comme les autres, pour se conformer à la belle petite image de la belle petite famille tricotée-serrée.
Quand j'ai annoncé ma décision à d'autres, j'ai été vue comme une ingrate. Pourtant, combien de personnes se plaignent de fêtes ennuyeuses auxquelles elles se sentent obligées d'assister? Noël, c'est ça, les amis. C'est se ruiner à offrir des cadeaux et se réunir en tant que belle petite famille dysfonctionnelle.
Je vais terminer de façon moins ironique, quand même. J'aime Noël pour me réunir dans une ambiance très décontractée, avec la famille de ma mère ou autres. En cette occasion, personne ne se fait de pression. Mon oncle Normand? Il ne me fera pas de cadeau. Ni personne. Ça été décidé ainsi par la famille: pas de cadeaux, mais de la bouffe, ça oui! Je vous souhaite de ne pas passer à côté du vrai Noël :)
Je détestais Noël déjà quand j'étais petite. J'étais obligée d'aller visiter la famille de mon père. En gros, ces soirées se résumaient à ceci: Des tonnes de cadeaux échangés, des reproches et des engueulades du genre: «Tu te rappelles en 95.... J'en reviens toujours pas!»
Déjà, on trouvait cela pathétique. Sous prétexte de faire partie de la même famille, certaines personnes s'entêtent à se réunir chaque année devant un sapin de Noël. Comme si le fait d'offrir des cadeaux permettait vraiment de rapprocher des gens qui ne sont pas nécessairement faits pour s'entendre, de régler leurs différends.
J'ai décidé de ne plus aller à cette réunion familiale il y a quelques années. Pourquoi? Parce que j'ai une seule vie à vivre et que je ne veux pas la vivre dans l'hypocrisie. Parce que ces oncles et ces tantes ne se sont jamais vraiment intéressés à moi, finalement. Mais le soir du réveillon, ils devaient faire semblant. Pour faire comme les autres, pour se conformer à la belle petite image de la belle petite famille tricotée-serrée.
Quand j'ai annoncé ma décision à d'autres, j'ai été vue comme une ingrate. Pourtant, combien de personnes se plaignent de fêtes ennuyeuses auxquelles elles se sentent obligées d'assister? Noël, c'est ça, les amis. C'est se ruiner à offrir des cadeaux et se réunir en tant que belle petite famille dysfonctionnelle.
Je vais terminer de façon moins ironique, quand même. J'aime Noël pour me réunir dans une ambiance très décontractée, avec la famille de ma mère ou autres. En cette occasion, personne ne se fait de pression. Mon oncle Normand? Il ne me fera pas de cadeau. Ni personne. Ça été décidé ainsi par la famille: pas de cadeaux, mais de la bouffe, ça oui! Je vous souhaite de ne pas passer à côté du vrai Noël :)
Inscription à :
Articles (Atom)